Conversion et repentance

J.N. Darby


En rapport avec notre sujet du Psaume 80, je voudrais ajouter quelques mots sur le retour personnel à Dieu et la repentance.

En Jérémie 31:18, il est dit : «. . . convertis-moi et je serai converti», ou : «fais-moi revenir, et je reviendrai. Nous avons donc en premier lieu l'action de Dieu en grâce, ramenant le pécheur, le convertissant. Ce dernier ne regardait pas à Dieu, il lui avait tourné le dos; et maintenant, de coeur et de volonté, il se retourne vers Lui.

La repentance vient après : «Car, après que j'ai été converti, je me suis repenti». — Mon coeur, ayant été tourné vers Dieu et amené dans la lumière, je me mis à l'oeuvre; je jugeai tout, aussi bien l'état de mon coeur que mes voies pendant mon éloignement de Lui. Alors, introduit dans la vraie bénédiction, possédant la pensée de Dieu quant au bien, on reste confondu d'avoir pu désirer et poursuivre des choses si vaines et si mauvaises.

L'épître aux Corinthiens nous présente une autre pensée. La conversion que Dieu opère produit la tristesse (2 Cor. 7). La première lettre de l'apôtre avait pénétré, par la puissance de l'Esprit, dans leurs âmes. Ce n'était pas encore le jugement complet de leur état dans la lumière, mais, leur propre volonté étant retenue par l'action divine, il y avait chez eux de l'affliction dans le sentiment qu'ils s'étaient écartés du droit chemin. Alors la conscience commença à agir et non plus la volonté ; peut-être le moi y avait-il encore part en quelque mesure.

Néanmoins c'était une tristesse selon Dieu, une volonté brisée, un coeur contrit ; il y avait le sentiment que l'on avait suivi sa propre volonté et oublié Dieu. Les illusions d'une volonté perverse s'en sont allés, et dès lors commence l'action de la nature divine en nous, résultat du fait que nous avons affaire à Dieu. Cette action n'est pas accompagnée de frayeur lorsqu'elle est bien sentie ; il n'y a nulle idée que Dieu veuille nous imputer le péché, ou nous condamner, mais bien la tristesse et l'affliction du coeur à la pensée que l'on a suivi la perversité et les tromperies de sa propre volonté.

Cette tristesse produit un jugement du mal bien plus actif et plus décidé, et ce jugement est appelé la repentance. «La tristesse qui est selon Dieu produit une repentance salutaire dont on n'a pas de regret». Par cette conversion dont nous venons de parler, l'âme ayant été amenée, par l'opération de la grâce de Dieu, à s'affliger pour avoir écouter sa propre volonté, rentre maintenant (ou plutôt entre pour la première fois) sous l'influence naturelle et sous l'action du nouvel homme non contristé. Elle juge, par l'énergie spirituelle, tout le mal, comme Dieu le juge en principe. Le sentiment de la culpabilité n'a point disparu, mais ce qui caractérise cet état, c'est le jugement de la faute — le jugement du moi en tant que celui-ci y est impliqué. Le coeur est pur du mal, lorsqu'il le juge comme Dieu le fait et s'en sépare comme d'une chose qui lui est extérieure, à laquelle il est étranger. Or ceci est la sainteté, laquelle gagne souvent en profondeur à mesure que l'on connaît mieux le moi.

Au chapitre 2 des Actes, nous voyons un exemple dans le discours de Pierre. L'apôtre venant de mettre devant leurs yeux le péché du peuple. «Quand ils entendirent ces paroles, ils eurent le coeur transpercé et dirent à Pierre . . . Que devons-nous faire? Il n'était plus question de leur volonté qui leur avait dicté ce cri furieux : «Crucifie-le, crucifie-le!» Le péché a accompli son acte et ne peut plus se changer. La folie d'un tel acte se présente à eux, apportant l'angoisse à leurs coeurs. «Que devons-nous faire?» Ils sont convertis ; ils en sont arrivés à l'affliction et à la tristesse selon Dieu. Que leur dit Pierre? «Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de ses péchés.» Ils étaient convertis, saisis de componction en songeant à la folie de leur péché ; ils avaient encore à se repentir.

Il y a une chose plus grande, plus profonde, plus complète qu'une âme amenée à la lumière ; c'est lorsque le nouvel homme exerce son jugement sur ce que le moi avait été. Il ne s'agit plus d'une âme convaincue de la part de Dieu et se soumettant, dans le sentiment de sa culpabilité, à l'effet de sa grâce et de sa présence, mais il s'agit d'une âme qui rejette spirituellement, en communion avec Dieu, le mal comme tel, du terrain où le nouvel homme se tient avec Dieu. La contrition et l'humilité de coeur accompagnent cet acte, mais l'âme est rentrée dans sa liberté devant Dieu. Il y a une vraie repentance, du moment que le moi est mis de côté et que la nouvelle nature, s'étant emparée du jugement et de la volonté, juge librement, comme une chose rejetée, tout ce qui avait séduit la chair et ce en quoi elle prenait plaisir.

Tiré de : Réflexions pratiques sur les Psaumes (Ps. 80)

L'Étoile du Matin
Avril-Mai-Juin 2008


Ne soyez pas trompé!

Ce billet de 20$ semblait pourtant véritable, mais c'était un faux! L'oeil exercé de la caissière à la banque a facilement découvert la contrefaçon, qui fut la perte d'un commerçant de la région.
Les hommes à la porte ont semblé sincères, mais, une fois à l'intérieur de la maison, c'était une autre histoire. Voilà qu'une autre personne âgée, qui faisait confiance aux gens, a été victime d'un acte de violence.

L'appel au secours semblait normal, mais ne l'était pas. Les policiers arrivant sur la scène sont tombés dans une embuscade. Un policier a été tué et un autre blessé, et une jeune mère et ses enfants se sont retrouvés face à une perte dont ils ne se remettront jamais entièrement.
Tous ces gens étaient des victimes de TROMPERIE. Ils ont tous agi de bonne foi, croyant que ce qu'ils ont vu ou entendu était véritable. Ils ont souffert parce que quelqu'un avait l'intention de les TROMPER.
Dans la vie quotidienne, nous pouvons devenir si habitués à la tromperie que nous nous y attendons presque. Nous apprenons à nos enfants à ne pas parler aux étrangers ; nous vérifions l'identité des gens collectant des fonds pour des organismes de charité ; nous questionnons toutes les paroles du vendeur de voitures d'occasion!
Alors, pourquoi, lorsque les sujets d'ordre spirituel surviennent — sur la question de ce qu'est la vérité à propos de Dieu, sur le but de la vie sur terre, sur le bien et le mal, sur la destinée de l'homme — les gens semblent si crédules? Plusieurs pensent que ce n'est pas tant ce qu'une personne croit qui est important. Ces gens disent même qu'une opinion «de la vérité» est aussi bonne qu'une autre. La possibilité d'enseignements religieux contrefaits, conçus avec astuce pour paraître vrai, ne leur est jamais venue à l'esprit.
Dans la Bible, il ne manque pas d'avertissements sérieux contre la tromperie. Elle semble même y avoir été un danger qui était constamment dans les esprits de ses auteurs.
«Jésus leur répondit : Prenez garde que personne ne vous séduise ; car beaucoup viendront en mon nom et dirons : Moi, je suis le Christ ; et is séduiront beaucoup de gens» (Matt. 24:45) L'apôtre Paul a averti qu'après son départ, il se lèvera «du milieu de vous-mêmes des hommes qui annonceront des doctrines perserves pour entraîner les disciples après eux» (Act: 20:29-30). Il anticipait le jour où les gens «détourneront leurs oreilles de la vérité et se tourneront vers les fables» (2 Tim. 4:4).
La réalité est qu'il y a un ennemi qui rôde autour de nous — le diable, acharné à décevoir la race humaine et à la conduire dans ses sombres propos de rébellion contre Dieu. L'histoire de l'humanité a commencé quand il a séduit Adam et Ève en les incitant à désobéir à Dieu, introduisant ainsi le péché et la mort dans le monde (voir Rom. 5:12). Le récit en Genèse 3 vaut la peine d'être lu et relu, pour retracer la source de la détresse et de la misère dans ce monde. L'intention première du diable était de mettre en doute la parole de Dieu. Il utilise toujours cette tactique de nos jours en lancant des attaques constantes contre la Bible. Il met alors en doute, dans l'esprit de ceux qu'il a asservis, la bonté de Dieu!
Est-il encore possible qu'aujourd'hui nous nous permettions d'être trompés? Peut-on toujours accepter ce mensonge du diable que l'homme n'est pas un pécheur coupable, se dirigeant vers le jugement éternel de Dieu? Peut-on douter que le seul espoir de l'homme se trouve dans la grâce de Dieu?
Il y a une chose que le tentateur essaye vraiment de supprimer : la signification de la mort et de la résurrection du Seigneur Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu. Il prendra tous les moyens pour vous empêcher d'entendre et de croire que le Seigneur Jésus a donné sa vie pour vous, a payé la dette du péché, pour que vous puissiez échapper au jugement de l'enfer et recevoir la vie éternelle en croyant en lui. «Car Dieu est un, et le médiateur entre Dieu et les hommes est un, l'homme Christ Jésus, qui s'est donnée lui-même en rançon pour tous» (1 Tim. 2:5-6).
Ne vous trompez pas! Pourquoi ne pas croire le seul qui doit digne de confiance? Pourquoi ne pas croire Dieu et sa Parole et accepter le pardon des péchés et la vie éternelle par Jésus-Christ?

Grace & Truth Magazine
L'Étoile du Matin
Avril-Mai-Juin 2008